L'IA peut écrire mille mails de prospection en une heure. Ton problème, ce n'est jamais le volume.
Ce que tu vas apprendre
Tu peux demander à une IA cent emails de prospection en une heure. Techniquement, ça marche. Mais la prospection ne s'est jamais jouée sur la quantité de messages envoyés, plutôt sur le nombre de conversations réelles que tu déclenches. Une IA laissée seule produit exactement le type de message que tes prospects suppriment sans lire : correct, lisse, interchangeable.
Cette leçon ne va pas t'apprendre à envoyer plus. Elle va t'apprendre où l'IA te fait gagner du temps en prospection, et où elle te dessert si tu la laisses décider à ta place.
La recherche. Avant de contacter quelqu'un, tu as besoin de comprendre son entreprise, son secteur, son rôle. Un outil comme Perplexity, qui cite ses sources, te fait ce dégrossissage en quelques minutes au lieu d'une demi-heure de navigation.
Le premier jet. Partir d'une page blanche coûte cher en énergie. L'IA te donne une structure d'email ou d'accroche en quelques secondes. Ce n'est pas la version finale, c'est un point de départ que tu corriges.
La déclinaison. Tu as un message qui fonctionne pour un profil. Le décliner pour un autre secteur, un autre interlocuteur ou un autre canal, c'est de la transformation de texte. C'est précisément ce qu'un grand modèle de langage (LLM, le type d'IA derrière ChatGPT) fait le mieux.
Au Niveau 1, tu as vu qu'un LLM produit la suite la plus probable d'un texte. En prospection, la suite la plus probable d'« écris un email de prospection », c'est la moyenne de tous les emails de prospection déjà écrits. Autrement dit, le message que ton prospect a déjà reçu vingt fois cette semaine.
La personnalisation n'est pas un supplément d'âme, c'est ce qui sort ton message de la moyenne. Et la vraie personnalisation ne se résume pas à insérer [prénom] et [entreprise], ça, tout le monde le fait. Ce qui crée une réponse, c'est une raison concrète de contacter cette personne précise : un changement dans son entreprise, une phrase de son dernier post, un problème probable lié à son poste.
Pour qu'un premier jet soit exploitable, donne trois choses à l'IA :
L'IA te livre 80 % du message : la structure, un ton correct, une proposition de valeur lisible. Les 20 % qui restent, c'est toi : la référence précise au prospect, la phrase qui montre que tu as compris son contexte, la question qui ouvre vraiment la conversation. Ces 20 % prennent deux minutes et font toute la différence entre un mail supprimé et une réponse. Ne saute jamais cette étape, et ne saisis jamais de données confidentielles sur un prospect réel dans un outil grand public sans avoir vérifié ses paramètres de confidentialité.
Ouvre ChatGPT ou Claude. On part d'un prompt cadré, puis tu ajoutes les 20 % que l'IA ne peut pas deviner.
Relis le résultat et remplace au moins une phrase par une référence concrète au prospect (son actualité, un de ses posts, un problème précis de son poste). C'est cette phrase qui déclenche la réponse.
Termes du glossaire
Salesforce (2024). « State of Sales Report ».
McKinsey & Company. « Growth, Marketing & Sales » (rubrique Our Insights).
Harvard Business Review (2023). « How to Use AI to Do Stuff ».